
lundi-samedi 10h-19h
30, rue Beaubourg, 75003 Paris
Tel : 01 42 72 14 10
Fax : 01 42 77 45 36
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Web : http://www.danieltemplon.com
Du 07 janvier au 18 février 2012
Julião Sarmento, l'un des plus grands artistes portugais contemporains, expose pour la première fois à la Galerie Templon.
Ses œuvres sur toiles, subtiles et énigmatiques, explorent les territoires du désir et de la représentation.
Julião Sarmento associe des fragments de photographies et de textes à ses images graphiques au graphite. Silhouettes humaines, architectures et mots sont soumis au même effacement , par la force d'un cadrage cinématographique, d'un geste inachevé ou de la disparition sous une épaisse couche d'acrylique. Le sujet est « ce qui n'est pas là », explique l'artiste.
Fenêtre ouverte sur des narrations et des relations possibles, sa peinture invite le spectateur à laisser libre cours à son imagination - et au plaisir voyeuriste d'une vision incomplète.
Par un travail raffiné sur la texture et les matériaux l'œuvre de Julião Sarmento fait aussi acte de matérialité.
L'artiste exploite une grande variété de combinaisons pour perpétuer un répertoire de motifs récurrents : femme archétypale sans visage, architectures modernistes, lignes végétale et références à la littérature et au cinéma .
L'érotisme de Bataille, les histoires américaines de Raymond Carver, « l'intranquillité » de Fernando Pessoa sont autant de pistes pour interroger les drames qui se trament sous la surface de son œuvre.
« Il s'agit d'imposer la sensualité concrète d'une peau contre la domesticité d'un foyer, le pouvoir fétichiste d'un mot contre la convenance d'une explication. Contre la paix d'une image finie, promouvoir le défilé interminable de plus et plus d'images » écrit le critique d'art Alexandre Melo.
Né à Lisbonne en 1948, Julião Sarmento a étudié la peinture et l'architecture à l'Ecole des Beaux-Arts de Lisbonne. Il développe depuis les années 1970 une pratique associant peinture, vidéo, installations sonores et plastiques. L'artiste a à son actif plus d'une centaine d'expositions à travers le monde.
En 1997 Julião Sarmento représente le Portugal à la Biennale de Venise. Plus récemment, on a pu voir son travail à la Tate Modern de Londres qui lui dédiait une « Artist Room », au Centro de Arte Contemporaneo de Malaga en Espagne (2010) ou au Contemporary Art Center de Cincinnati (2011).
La Fundaçao Serralves à Porto consacrera une grande rétrospective à l'artiste au printemps 2012.
L'oeuvre de Julião Sarmento est représentée dans les plus grandes collections publiques - notamment au Museum of Modern Art (MOMA) et au Solomon Guggenheim Museum à New York, au Musée national d'art moderne/Centre Pompidou à Paris et au Moderna Museet à Stockholm.
Du 07 janvier au 18 février 2012
Après une exposition très remarquée à la Maison Rouge au printemps 2011, l’artiste Chiharu Shiota revient à Paris à la Galerie Daniel Templon. Elle y présentera une installation monumentale conçue spécialement pour l’espace de l’Impasse Beaubourg.
L’œuvre de Chiharu Shiota, mêlant performance, body art et installation , place le corps au centre de sa pratique sculpturale.
L’artiste a été l’élève de Marina Abramovic à Hambourg dans les années 1990. Son langage artistique s’est nourri des influences des précurseurs Louise Bourgeois, Eva Hesse, ou Ana Mendieta, tant au niveau de l’expérimention physique et du travail sur l’inconscient qu’à travers le choix de matériaux délicats et traditionnellement liés à la féminité – tissus, fils.
Avec sa série d’installations en fils entremêlés, débutée en 1996, Chiharu Shiota transforme l’œuvre d’art en extension de son propre corps absent - à l’image de la toile d’araignée produite par l’insecte.
L’artiste tisse de vastes environnements en fils de laine noirs qui emprisonnent des objets évocateurs - instruments de musique, robes de poupées, chaussures, lits.
Ces objets, flottants, libérés de leur utilité première, nous renvoient à des visions poétiques et émouvantes. Ils convoquent des souvenirs, soulignent des absences.
« J’ai l’impression qu’il y a quelque chose de commun entre le silence du piano brûlé et le silence sur le trajet qui me ramène chez moi, et que cela est profondément enfoui dans mon cœur » révèle l’artiste.
Le réseau graphique qui connecte les éléments évoque la puissance des liens interpersonnels , l’inévitable dépendance du sujet à ses racines, autant de relations mises à mal par l’individualisme de la culture occidentale contemporaine.
« Les fils sont tissés l’un dans l’autre. Ils s’enchevêtrent. Ils se déchirent. Ils se dénouent. Ils sont comme un miroir des sentiments » écrit Chiharu Shiota.
Née à Osaka au Japon en 1972, Chiharu Shiota vit et travaille à Berlin depuis 1997. Elle a suivi des études à l’Université des Arts de Berlin puis à l’Université des Beaux Arts d’Hambourg et a travaillé dans l’atelier de Rebecca Horn.
Chiharu Shiota a performé et exposé, notamment, au Domaine de Kerguéhennec en 1997, au Kunstmuseum de Bonn en 2000, à l’Eglise Sainte Madeline à Lille en 2004, à la Neue Nationalgalerie à Berlin en 2006 et au National Museum of Art d’Osaka en 2008. Dans le cadre de la dernière Biennale de Venise, l’artiste a investi la Gervasuti Fondation avec « Memory of books ». Chiharu Shiota a également conçu le décor de l’opéra « Matsukaze » mise en scène par Sasha Waltz et montrée à Bruxelles au Théâtre royal de la Monnaie et à Berlin au Staatsoper en 2011.
Du 19 janvier au 30 mars 2012
Chez Jean-Michel Alberola, les expositions deviennent souvent installations, comme lors de ses deux dernières expositions à la Galerie Templon (Paris), où il accueillait des visiteurs avec des murs peints. Il renouvelle cette expérience à l'Institut français de Tel Aviv dès le 19 janvier 2012 où il utilisera les murs de la « Bulle » pour peindre ses inspirations. Une création éphémère puisqu’une fois l’exposition terminée (le 15 mars), les murs de la Bulle seront repeints pour accueillir les expositions à venir !
Jean-Michel Alberola compte parmi les artistes les plus reconnus de la scène française. Ces dernières années, ses œuvres ont été présentées dans de nombreuses expositions notamment à la Bibliothèque Nationale de France (2009), à la Maison Hermès de Tokyo (2009), au Musée des Beaux-Arts de Nancy (2008), au Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne (2008), à la « Force de l’art » (2006) et au Musée du Louvre (2005). Son travail est présent dans de nombreuses collections internationales, notamment le Centre Georges Pompidou, le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, le Carré d’Art de Nîmes, les Abattoirs de Toulouse, le Fonds National d’Art Contemporain, le Ludwig Museum im Deutschherrenhaus de Coblence (Allemagne), le Museum de Pont de Tilburg (Pays-Bas), le Berardo Museum de Lisbonne (Portugal).
Echappant à toute école ou mouvement théorique, Jean-Michel Alberola poursuit depuis presque trente ans une œuvre unique, protéiforme, qui combine figuration, abstraction et conceptualisme. Interrogeant le rôle de l’artiste, le statut de la peinture et de la figuration, Jean-Michel Alberola revendique une liberté absolue de forme et de propos.
Au début des années 1980, Jean-Michel Alberola s’est fait connaître par la figuration libre et le retour à la « peinture cultivée ». Ses œuvres intègrent paroles ambiguës, prophéties provocatrices et mots duchampiens. Ses anatomies de corps, entre effacement et abstraction, laissent deviner des personnages ou des géographies. Comme l’analyse Lóránd Hegyi, directeur du Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne, « L’art subtil, intelligent, poétique de Jean-Michel Alberola nous offre ces paradigmes qui, au-delà de la mélancolie et de l’espoir, de la critique et de l’utopie, dévoilent la réelle fragilité de l’être humain ».
Du 23 février au 07 avril 2012
La Galerie Daniel Templon consacre une grande exposition aux dessins récents de Jim Dine, véritable plongée dans l’intimité d’un artiste aujourd’hui âgé de 77 ans qui revient sur ses passions d’enfance, l’amour de sa vie et le « feu » qui l’anime.
Initialement associé au pop art américain, Jim Dine emprunte rapidement une voie singulière. En 1974, en rupture totale avec l’époque, il se lance dans une période intensive de dessin d’après modèle vivant. Cet exercice le reconnecte à l’enfant fou de dessin qu’il était. Il le rattache à la tradition européenne portée par des artistes qu’il révère, de Rembrandt à Matisse. Cette « rééducation » par le dessin sera à la base de toutes ses futures expérimentations.
Le dessin chez Jim Dine est une expérience jubilatoire . L’artiste privilégie la subjectivité de l’image et sa texture. Il multiplie les supports : papier de soie, parchemin, plastique. Il utilise le fusain, le feutre, la peinture ou encore le collage.
Dans les esquisses et les repentirs se lit une « histoire des traces » où chaque marque a son importance. Traces de doigt, de semelle, déchirures et découpes brusques sont autant de vestiges du travail créatif et d’empreintes du temps qui passe.
Les obsessions de Jim Dine recomposent sous nos yeux la vie et la mythologie d’un artiste romantique . Poète autant que sculpteur ou peintre, le créateur explique : « Tout ce que j’ai fait, tout ce que je continue à faire, a seulement à voir avec le feu. J’ai passé les soixante dernières années à entretenir la flamme pour être sûr qu’elle ne disparaisse pas ».
La figure de Pinocchio , récurrente depuis 1994, réapparaît comme une métaphore de l’œuvre d’art à la recherche d’une humanité et qui cherche à s’affranchir de son créateur - Gepetto/Jim Dine. Le Singe et le Chat , symboles de la tentation dans le conte de Carlo Collodi, deviennent un émouvant couple d’amoureux, peut-être autobiographique. Le Chat, une femme, réconforte le Singe qui avance maladroitement dans la vie. Les plantes et les arbres célèbrent l’attachement de l’artiste à la ruralité. La série de portraits de Gerhard Steidl, ami de longue date et complice des projets de gravure, rend hommage à la force de l’amitié.
Jim Dine a exposé dans les plus grandes institutions internationales depuis les années 1970. En 2004 il est le premier artiste vivant à se voir consacrer une rétrospective de dessins à la National Gallery de Washington. Plus récemment, il a exposé ses sculptures au J. Paul Getty Museum à Los Angeles (2008) et à l’ Ohio University (2011) et ses dessins au Morgan Library & Museum à New York (2011).
Il est représenté dans plus de 70 collections publiques à travers le monde, dont celle du Metropolitan Museum of Art de New York, du Musée national d’art moderne - Centre Pompidou à Paris, de la Tate Collection à Londres.
Il s’agit de sa sixième exposition à la Galerie Daniel Templon. Elle fait l’objet d’une catalogue édité chez Steidl et disponible à la galerie.
Valerio Adami, Jean-Michel Alberola, Nobuyoshi Araki, Arman, Larry Bell, Ben, Norbert Bisky, Anthony Caro, James Casebere, Saint Clair Cemin, Philippe Cognée, Will Cotton, Gregory Crewdson, Daniel Dezeuze, Jim Dine, Anju Dodiya, Atul Dodiya, Jan Fabre, Eric Fischl, Gérard Garouste, Raymond Hains, Jeppe Hein, He An, Oda Jaune, Clay Ketter, Guillermo Kuitca, Ulrich Lamsfuss, Jean Le Gac, Loïc Le Groumellec, Robert Longo, Jörg Lozek, Jonathan Meese, Ivan Navarro, Philip Pearlstein, Ed Ruscha, Juliao Sarmento, Joel Shapiro, Sudarshan Shetty, Chiharu Shiota, Frank Stella, Hiroshi Sugimoto, Tunga, Victor Vasarely, Claude Viallat, Kehinde Wiley, René Wirths
Cette foire internationale d'art contemporain aura lieu exclusivement sur internet du 3 au 8 février 2012, avec la participation de 115 galeries parmi les plus importantes du monde.
Cette année la Galerie Daniel Templon présentera une sélection d'oeuvres de Norbert Bisky, James Casebere, Anthony Caro, Philippe Cognée, Gregory Crewdson, Jim Dine, Atul Dodiya, He An, Jonathan Meese, Ivan Navarro, Juliao Sarmento, Joel Shapiro, Sudashan Shetty, Chiharu Shiota, Tunga et Kehinde Wiley.
Dans notre show-room virtuel nous exposerons des oeuvres de Valerio Adami, Arman, Gérard Garouste, Oda Jaune, Frank Stella et Claude Viallat.