fondation entreprise Ricard
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GALERIE THADDAEUS ROPAC

mardi-samedi 10h-19h et sur rdv
7, rue Debelleyme, 75003 Paris

Tel : 01 42 72 99 00
Fax : 01 42 72 61 66
Mail : galerie@ropac.net
Web : http://www.ropac.net

Evénement en cours :

Jean-Marc Bustamante, «PEINTURES CARREES»

Du 10 janvier au 25 février 2012

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La Galerie Thaddaeus Ropac est très heureuse d’annoncer notre prochaine exposition de Jean-Marc Bustamante à Paris. L’artiste français y présentera une suite de cinq tableaux sur plexiglas dans un format carré. L’artiste a intitulé cette suite du nom romanesque Colorito-Colorado se référant à une technique picturale des peintres vénitiens de la Renaissance accordant la
précédence à l’usage direct de la peinture sur la toile versus l’école Florentine qui privilégiait le dessin. Dans l’explosion de couleurs qui anime cette série exceptionnelle de petits formats, l’artiste affirme sa recherche de la couleur dans l’élaboration des ces pièces.
Au départ, l’artiste dessine sur papier millimétré avec de larges feutres de couleurs. Le dessin ensuite est transcrit numériquement via photoshop. Par ce processus, le graphisme est simplifié et toute marque relative à la temporalité contenu dans le geste de l’artiste disparaît. On est loin des techniques traditionnelles de peinture. Bien au contraire, par cette technique l’artiste nous amène vers une nouvelle forme de peinture ressemblant davantage aux images en couleur d’un écran d’ordinateur ou de iPad. Comme dit l’artiste « on est dans un nouvel esprit ! on gagne en en éclat, en simplicité . Notre perception en est davantage accélérée et fluide. » L’image est ensuite métamorphosée sur plexiglas par le procédé traditionnel de la sérigraphie. Il est intéressant de constater que Bustamante a toujours fait usage depuis trois décennies, du procédé industriel que se soit avec ses sculptures, ses photographies ou dans ses premiers travaux sur plexiglas Lumières dès les années 90. Cette esthétique industrielle, chère à l’artiste, héritée de peintres comme Franz Kline, Frank Stella ou Andy Warhol a pris aujourd’hui une toute autre signification, de par tous les objets
technologiques qui ont envahi notre quotidien. Dans ces nouvelles oeuvres, l’artiste ne laisse plus flotter librement la plaque de Plexiglas sérigraphiée sur le mur maintenue par des montants en acier comme il l’a fait précédemment. Elle est entièrement délimitée par un cadre en acier renforçant l’aspect de fenêtre de couleur et de transparence. Le mur blanc reflète la lumière au tableau et en même temps, l’empêche de lui donner de la profondeur puisque l’espace se ferme sur le mur blanc. Bustamante vit et travaille à Paris. Reconnu internationalement, ses oeuvres sont dans de grandes collections. Il a participé à trois éditions de Documenta. En 2003, il a représenté la France à la Biennale de Venise. Actuellement, il prépare une grande exposition à la Villa Medicis à Rome qui ouvrira le 5 Février 2012.

Claire Adelfang, «Monuments»

Du 04 février au 29 février 2012

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La galerie Thaddaeus Ropac est heureuse d’annoncer Monuments, la première exposition personnelle de Claire Adelfang. Née en 1984 à Paris où elle réside et  travaille, elle a reçu sa formation au sein de l’atelier de Patrick Tosani à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris dont elle est diplômée.

Pour justifier le titre de l’exposition, la jeune photographe évoque volontiers l’origine latine du mot formé à partir du latin monere, « se remémorer ». Les différents sujets qu’elle a rassemblés sous ce titre expriment les liens tissés entre le regard et la mémoire.
Dans cette série photographique, le spectateur réalise une expérience quasiment physique à travers l’objectif et le point de vue de l’artiste. Dans Labyrinthe (2011) et Ecluse - Forme Joubert (2011), paysages de béton et d’eau inspirés des écluses de Munich et de Saint-Nazaire, les prises de vues en plongée ou en contre-plongée permettent à Claire Adelfang de neutraliser les perspectives et de jouer des lignes de construction. L’artiste accentue le caractère irréel de ces environnements déshumanisés.  Le corps du spectateur semble partager avec l’oeil cette descente vibrante, aventure physique et expérience spirituelle. Le jeu des perspectives et le point de vue de Alcôve (2011) et de Mur d’eau (2011) abolissent l’horizon et les dimensions, le haut et le bas. C’est arrivé au fond de l’image que le regard se confronte à la monumentalité et à l’échelle de l’environnement. Avec Cascade (2011), le poids de l’architecture s’oppose à la fluidité de l’eau. Elle semble évoquer quelque civilisation perdue où la vie, symbolisée par l’eau et la végétation rare, tente de trouver un équilibre dans un univers purement minéral.

La photographie représentant la Synagogue Ohel Jakob (2011) du Jüdisches Zentrum Jakobsplaz de Munich, dédiée en 2006, enrichit d’une manière singulière la réflexion de l’artiste sur le principe de mémoire impliqué par le monument. Cette œuvre illustre la complexité sémantique du titre de l’exposition qui contient à la fois une dimension physique et une incarnation. Le spectateur retrouve la dominante minérale des autres prises de vue dans la base d’une architecture évoquant le mur des lamentations de Jérusalem. De ce point de vue, les photographies de Claire Adelfang construisent un dialogue silencieux et contemplatif entre l’homme et son histoire.

Les photographies et vidéos de Claire Adelfrang ont pu être notamment découvertes par le public lors des expositions réalisées par l’association Les amis des Beaux-Arts de Paris en 2010 et 2011 faisant suite aux prix dont elle a été lauréate (prix agnès b. en 2009 et prix Thaddaeus Ropac en 2010). Simultanément à Monuments, son travail sera présenté dans le cadre de l’exposition collective l’Arbre et le Photographe, dans les galeries du quai Malaquais aux Beaux-Arts de Paris.

Pour des renseignements sur cette exposition, veuillez contacter Victoire de Pourtalès, victoire@ropac.net. Pour la presse et les visuels, merci de contacter Alessandra Bellavita, alessandra@ropac.net.

Andreas Slominski

Du 04 février au 29 février 2012

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La Galerie Thaddaeus Ropac a le plaisir de vous annoncer sa seconde exposition consacrée à Andreas Slominski, artiste vivant entre Berlin, Hambourg et Werder (près de Potsdam). Il s’agit de sa première exposition individuelle en France. Né en 1959 à Meppen, Slominski a étudié à l’Académie des Beaux-arts de Hambourg de 1983 à 1986. Après avoir occupé une chaire à Karlsruhe, il a pris la succession de Franz Erhardt Walther à l’école d’art audiovisuel de Hambourg en 2004. Suite à plusieurs expositions individuelles d’envergure au musée Guggenheim de Berlin (1999), à la Fondation Prada de Milan (2003) et à la Serpentine Gallery de Londres (2005), ses oeuvres ont fait l’objet d’une grande rétrospective au musée d’art moderne (MMK) de Francfort-sur-le-Main en 2006/07
présentant des travaux des vingt dernières années. En 2010, la collection Goetz de Munich lui a consacré une importante exposition des oeuvres en sa possession. Depuis le milieu des années 1980, Slominski poursuit une recherche esthétique sur les perceptions du quotidien – souvent des plus banales. « Le caractère insignifiant des choses et des matérialités sélectionnées revêt souvent quelque chose de perfide, mais aussi de malicieux. Un renversement de la fonction, du contexte et du contenu se produit toujours. [...] L’insignifiant se fait stratégie. Les oeuvres comportent souvent un faux plancher, de sorte que le spectateur tombe parfois dans une embuscade » (Mario Kramer). Depuis toujours, Slominski applique le principe du piège avec une précision encyclopédique, voire scientifique. Ses sculptures-pièges protéiformes constituent de loin son Werkkomplex le plus populaire. L’exposition parisienne s’organise autour de la série Polystyrolbilder que Slominski a montrée au public pour la première fois en 2005. Des motifs naturels stylisés et des structures géométriques sont gravés dans de grandes pièces en polystyrène blanc semblables à des blocs de glace. Des objets découpés ressemblant à des jouets et qui, par leur naïveté, semblent tirés d’un livre pour enfants, sont appliqués sur ces supports d’images souvent bombés de couleurs vives. D’une part, ils semblent profaner le genre du bas-relief classique en
marbre et, d’autre part, ils évoquent les graffitis urbains. Le caractère illustratif des oeuvres présentées dans une boîte en plexiglas sur le modèle des herbiers – qui tournent en dérision l’exigence de réalité des Nouveaux Réalistes – font presque disparaître la signature personnelle de l’artiste. Comme si les oeuvres résultaient d’une transformation chimique aussi mystérieuse
que spontanée. Les oeuvres de Slominski requièrent une compréhension parfaitement démocratique des objets employés. Slominski trouve de la beauté dans les objets habituellement considérés comme de mauvais goût et les utilise dans ses oeuvres par un acte d’appropriation que l’on pourrait qualifier de tendre. Dans une de ses oeuvres, un paillasson en caoutchouc de fabrication industrielle devient un pochoir que Slominski utilise pour réaliser des motifs à la bombe. Comment ne pas se rappeler la figure tragique de Friedrich Wilhelm Voigt dans la tragi-comédie de Carl Zuckmayr Le Capitaine de Köpenick (1930) qui se projette le jour du Jugement dernier et, à la question de Dieu sur ce qu’il a fait au cours de sa vie, répond qu’il a tressé des paillassons en prison durant des années. Il est tout à fait possible, à partir de l’utilisation que fait Slominski du motif profane qu’est le paillasson, de tisser une vision chrétienne du monde dans laquelle la valeur du travail serait estimée d’une autre façon que dans le monde actuel marqué par les spéculations financières virtuelles. Des objets et des détails minuscules tirés des images en polystyrène de Slominski – qu’il s’agisse de pièces de monnaie, de boutons, de vis, de chaussures ou de cravates – peuvent servir de point de départ à des débats intellectuels, ou bien tout simplement exprimer une vision optimiste du monde. Les images en polystyrène
autorisent justement ces deux types de lecture. « J’ai ainsi l’impression que tout ce que fait Slominski renvoie à autre chose. C’est en cela que réside le vrai pouvoir. Le pouvoir d’orienter l’attention constitue en fait le pouvoir absolu », fait remarquer Boris Groys à propos de l’oeuvre de Slominski. Au sujet des images en polystyrène, Stephan Urbaschek fait référence à une remarque de Max Ernst sur la technique du collage,
très à propos, formulée en 1962 : celle-ci serait l’« exploitation systématique de la rencontre
fortuite ou provoquée entre deux ou plusieurs réalités, étrangères par nature, sur un plan qui n’y
semble pas approprié – et l’étincelle de poésie qui surgit du rapprochement

Raqib Shaw

Du 03 mars au 07 avril 2012

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La Galerie Thaddaeus Ropac est très heureuse de présenter Of Beasts and Super-Beasts, la première exposition personnelle de Raqib Shaw, artiste d’origine indienne installé à Londres. L’artiste présente un déploiement d’oeuvres sur papier sur les deux étages de la galerie. L’accrochage de ces dessins comme en expansion sur le mur semble évoquer cette superposition de merveilles, d’objets de curiosité et de vanité exhibés sur les dressoirs tels qu’ils sont représentés dans les wunderkamer des princes de la Renaissance ou les peintures du Veronèse. Le spectateur pénètre dans l’espace de la galerie comme il entrerait dans la salle d’un château où le festin serait dressé, invitation de l’artiste au rêve et au voyage à travers l’art et ses références. Celles-ci empruntent à un imaginaire puissant mêlant des personnages mythologiques à mi-chemin entre l’homme et l’animal, évoluant dans des environnements précieux et fantastiques, naturels et ciselés comme des pièces d’orfèvrerie. À partir de son oeuvre Paradise Lost en 2011, les figures anthropomorphes à têtes d’oiseau, de crocodiles ou encore de tigre, à mi-chemin entre le dieu et le héros, manipulent des coupes ornées à pied en forme de griffon, des aiguières à anses en col de cygne et d’autres coupes avimorphes. Inspiré du style Empire caractéristique de l’art européen et plus particulièrement français du début du XIXe siècle, Raqib Shaw a alors commencé à créer un univers qui trouve son aboutissement avec Of Beasts and Super-Beasts, son exposition parisienne. Sous l’impulsion des commandes de Bonaparte devenu Napoléon Ier, les architectes Charles Percier et Pierre Fontaine ont su imposer un style reposant sur les règles fondamentales de l’Antiquité et de l’art romain en particulier. L’ornementation Empire est dominée par un esprit de symétrie renouant avec l’équilibre hiératique du style de Louis XIV. Le répertoire iconographique fait appel aux têtes antiques, aux victoires, aux drapés spécifiques et aux ornements symétriques et symboliques ; le cygne, les palmettes et les allégories égaient un style cependant sévère et mesuré. Ce style est diffusé à travers toute l’Europe par les deux architectes décorateurs qui ont publié le fameux « recueil de décoration intérieur concernant tout ce qui a rapport à l’ameublement (1812)». C’est précisément cet ouvrage qui a en parti nourri l’imagination de Raqib Shaw. Pour l’exposition de la Galerie Thaddaeus Ropac, Shaw a choisi de poursuivre cette réflexion menée sur le dessin, l’ornement, la peinture, le style et sa perception. Les dessins présentés comme une installation invitent le spectateur à considérer le décor à la fois dans le détail et dans son ensemble. Chaque dessin est tracé au trait, repris à l’encre et à la peinture puis rehaussé d’émail, de strass et de dorure. Cette esthétique précieuse est destinée à recréer un univers fantasmagorique où le mystère règne avec l’étrange et l’expérience du sublime peut
conduire selon l’artiste à « l’overdose sensorielle ». Le style de Raqib Shaw ferait presque référence au premier style Empire ; celui du Général Bonaparte revenant triomphant de l’Egypte chargé de trésors mystérieux. Les sphinges, créatures et dieux à mi-chemin entre l’homme et l’animal font alors rêver un occident qui se remet du bain de sang révolutionnaire et se prépare aux guerres napoléoniennes. On passe d’un style à l’autre en même temps que l’on passe d’une monarchie à un empire. L’Art est alors
plus politique que jamais, et le style de Percier et Fontaine est la démonstration de cette nouvelle puissance. Raqib Shaw crée dans la Suite Of The Rouge Boudoir Of Beasts un univers où l’animal exprime la nature primaire de cette force sensuelle et excessive où la violence est légitime. À l’instar des figures mystérieuses de Jérôme Bosch, Shaw exprime à travers l’animal l’angoisse contemporaine d’un monde faussement policé où les instincts fondamentaux sont refoulés et soigneusement dissimulés. Il inclut dans les ornements des caractères toujours présents et actifs. Ces paradoxes sont visibles dans le détournement syncrétique des modèles d’ameublements tels que les cartels au style rigide à chapiteau de temple égyptien décorés de grecques, à guirlandes de fruits portées par des mascarons à tête de bélier (titre du dessin de l’horloge). Ce mobilier, flambeaux, cratères, lustres et motifs fidèles au classicisme de l’Empire sont enrichis par Raqib Shaw de scènes animales faussement bucoliques, d’ours et de singes se livrant à des activités parodiant notre propre perception de la société et du pouvoir. Of Beasts and Super-Beasts semble dépasser la question du décoratif pour interroger le rôle de l’art dans la société occidentale. Comment l’art a t il pu servir à codifier les rapports sociaux entre les hommes ? La surenchère dans le raffinement peut-elle permettre à l’homme d’échapper à sa propre animalité?
Raqib Shaw a quitté en 1998 l’Inde et le Kashmir où il a grandi pour Londres où il a étudié et où il réside aujourd’hui. Il est diplômé du Saint Martins College de Londres et a depuis exposé dans des expositions de groupe dont « Without Boundary » MoMA New York (2006), « Around the World in Eighty Days », ICA Londres (2006), le Suntory Museum d’Osaka, Japon (2009) et la 17ème Biennale de Sydney (2010). Ses expositions personnelles récentes incluent le Metropolitan Museum, New York (2008) et la Kunsthalle de Vienne (2009).


Un catalogue avec un texte de Norman Rosenthal sera publié à l’occasion de cette exposition.

Artistes permanents :

Cory Arcangel, Donald Baechler,Mahmoud Bakhshi, Jules de Balincourt, Stephan Balkenhol, Ali Banisadr, Georg Baselitz, The Estate of Philippe Bradshaw, Marc Brandenburg, Lee Bul, Jean-Marc Bustamante, Francesco Clemente, Tony Cragg, Matali Crasset, Richard Deacon,Julius Deutschbauer, Elger Esser,Harun Farocki, Sylvie Fleury, Gilbert & George, Antony Gormley,Peter Halley, Lori Hersberger, Sandra Vásquez de la Horra, Ilya & Emilia Kabakov, Alex Katz, Anselm Kiefer, Imi Knoebel, Terence Koh, Wolfgang Laib, Art & Language, Jonathan Lasker, Robert Longo, Liza Lou, Marcin Maciejowski, The Estate Robert, Mapplethorpe, Fabian Marcaccio, Bernhard Martin, Jason Martin,Farhad Moshiri, Paul P., Mimmo Paladino, Jack Pierson, Rona Pondick,Marc Quinn, Arnulf Rainer, Gerwald Rockenschaub, James Rosenquist, Lisa Ruyter, Tom Sachs, David Salle, Hubert Scheibl, Markus Schinwald, Raqib Shaw,Andreas Slominski, Sturtevant, Philip Taafe, Lee Ufan, Banks Violette, Not Vital, The Estate Andy Warhol, Lawrence Weiner, Erwin Wurm

Foires :

La Galerie THADDAEUS ROPAC est très heureuse de participer à la seconde édition de la VIP Art Fair, VIP 2.0.

Cette foire internationale d'art contemporain aura lieu exclusivement sur internet du 3 au 8 février 2012, avec la participation de 115 galeries parmi les plus importantes du monde.