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Du 25 avril au 15 juin 2013
Pour la seconde exposition personnelle de Claire Adelfang, la galerie Thaddaeus Ropac a choisi de mettre en avant son travail vidéo à travers la présentation de Les Forges, un film qu’elle a réalisé au début de l’année 2013. La précédente exposition intitulée Monuments était consacrée à l’œuvre photographique de la jeune artiste diplômée de l’Ecole Nationale des Beaux Arts de Paris, mais le public parisien a pu découvrir cet aspect de son travail avec l’exposition des finalistes du Prix Meurice à l’occasion de laquelle elle a présenté une vidéo.
De la même manière que ses photographies, le travail vidéo de Claire Adelfang est une observation des vestiges industriels sur lesquels elle semble porter un regard dénué de jugement. Le constat et la documentation de l’abandon charge ces vestiges d’une puissance poétique. L’absence de l’homme met en évidence la perte de l’usage du lieu et ainsi, l’évanouissement progressif de la raison d’être de ces structures. Le caractère imposant des modules architecturaux en ruine et la pesanteur d’une architecture cyclopéenne trahit autant la puissance et l’importance passée de l’industrie dans la société, que la menace permanente de caducité de toute activité humaine et de ses innovations technologiques, comme une implacable vanité.
La nature, protagoniste omniprésent, se fraie un chemin et s’impose dans ce paysage en ruine en s’emparant à la fois des images et du son. Claire Adelfang emploie le terme de « documentaire onirique » assumant ainsi la part de subjectivité de son travail qui consiste à révéler l’histoire ou réécrire une histoire. « Je cherche à faire éprouver qu’une fois entré dans ce lieu apparemment hostile, une atmosphère presque sacrée peut y régner, que la lumière, le vent et la végétation prennent une dimension d’énigme.»
La vidéo est composée sous la forme d’un triptyque dont les titres « La Chapelle des abîmes », « Le chemin d’eau » et « Les champs de force de la Terre », ont été choisis après la réalisation et le montage des images réalisées sur l’inspiration des textes de Julien Gracq.
Claire Adelfang est diplômée en 2010 de l’ENSBA de Paris. Simultanément à l’exposition de la Galerie Thaddaeus Ropac, Claire Adelfang présente deux autres vidéos ainsi qu’une photographie à l’Institut Culturel Bernard Magrez à Bordeaux dans l’exposition intitulée Rêves de Venise.
Du 25 avril au 15 juin 2013
La galerie Thaddaeus Ropac est heureuse de présenter une importante exposition d’œuvres récentes de Tony Cragg, figure majeure de la sculpture contemporaine. L’exposition réunit quinze nouvelles sculptures en acier, en bronze, en bois et en pierre, juste avant la présentation d’un ensemble d’œuvres monumentales de Tony Cragg au Musée d’art moderne de Saint-Étienne Métropole, qui ouvrira en septembre 2013. Venu à la sculpture par la conjonction du land-art et de l’action éphémère, Tony Cragg continue à déployer des trésors d’invention plastique. Il se veut “matérialiste” au sens où l’exploration d’une palette élargie de matériaux est au cœur de son travail. Les objets récupérés ou les déchets industriels, empilés, entassés, amoncelés, se prêtent soudain à des interprétations imprévues. Dans ses œuvres récentes, il privilégie l’acier, le bronze et le bois pour créer des accumulations de strates presque géologiques.Les têtes et les visages constituent depuis, des leitmotive de son œuvre sculptée. Ils surgissent au détour d’un mouvement de spirale puissamment rythmé. Les strates et volutes donnent naissance à des paysages corporels en délimitant des pleins et des vides dans un jeu de positif-négatif. Tony Cragg façonne des « sédiments artistiques provenant apparemment de strates temporelles de différentes ères[1] » et les formes ainsi créées s’empilent en totems surréalistes. L’étirement horizontal des éléments biomorphes rappelle les procédés employés par les futuristes italiens Umberto Boccioni et Giacomo Balla pour suggérer la sensation de vitesse, tandis que l’élan vertical des sculptures érigées en colonnes font songer à Constantin Brancusi, qui utilisait lui aussi un vocabulaire abstrait pour mieux simplifier les formes de la nature. Car les configurations de la nature dans toutes leurs dimensions, du plus petit au plus grand, restent le thème dominant des œuvres de Tony Cragg depuis une dizaine d’années.Sa quête incessante de formes inédites, mêlant les composants biomorphes aux références technico-mécaniques, correspond à une conception de l’art énoncée par un autre sculpteur, Raymond Duchamp-Villon en 1911 : « Les arts n’ont point pour but unique la description, ni l’imitation. Ils créent des êtres inconnus avec des éléments présents toujours mais non apparents[2]. »
Tony Cragg, né à Liverpool en 1949, vit et travaille à Wuppertal depuis 1977. Il a étudié au Gloucestershire College of Art and Design de Cheltenham (1969-1970), à la Wimbledon School of Art (1970-1973) et au Royal College of Art de Londres (1973-1977). Tony Cragg commence à participer aux grandes expositions internationales dès les années 1980, notamment la Documenta de Kassel en 1982 et en 1987, la Biennale de São Paulo en 1983, la Biennale de Venise en 1980, 1988 (où il représente la Grande-Bretagne), 1993 et 1997. Lauréat du Turner Prize en 1988, il reçoit le titre de chevalier des Arts et des Lettres en 1992.
Tony Cragg enseigne à l’École des beaux-arts de Metz en 1976, puis, à partir de 1979, à l’École des beaux-arts de Düsseldorf dont il devient le directeur en 2009, succédant à Markus Lüpertz. Il occupe également une chaire de sculpture à l’École des beaux-arts de Berlin. Membre de la Royal Academy of Arts de Londres depuis 1994, il est élu à l’Akademie der Künste de Berlin en 2002. La même année, il est élevé au rang de commandeur de l’Empire britannique. En 2007, il reçoit le très prestigieux Praemium Imperiale.
Plusieurs grands musées à travers le monde lui ont consacré des expositions depuis les années 1980 : Kunsthalle de Berne (1983), Louisiana Museum d’Humlebæk (1984), le Brooklyn Museum (1984), Kunstsammlung Nordrhein-Westphalen de Düsseldorf (1989), Art Institute of Chicago (1990), Museo nacional centro de arte Reina Sofia à Madrid (1995), Von der Heydt-Museum de Wuppertal (1999), Tate Liverpool (2000), Kunst- und Ausstellungshalle der Bundesrepublik Deutschland à Bonn (2003), Neues Museum de Nuremberg (2005), Lehmbruck-Museum de Duisbourg (2007), Belvedere, Vienna (exposition avec F.X. Messerschmidt en 2008); Staatliche Kunsthalle de Karlsruhe (2009), Museum der Moderne à Salzbourg (2009), Scottish National Gallery d’Édimbourg (2011), Nasher Sculpture Center de Dallas (2011), Museum Kuppersmühle de Duisbourg (2011). Le Louvre a accueilli neuf œuvres de Tony Cragg en 2011, dont une sous la pyramide d’I.M. Pei et les huit autres dans les cours Marly et Puget. En 2012, une rétrospective itinérante est allée au Himalayas Art Museum de Shanghai, au MOCA de Chengdu et à la Central Academy of Fine Art Museum de Pékin.
Du 20 juin au 27 juillet 2013
La galerie Thaddeus Ropac est heureuse de présenter l'exposition personnelle de Bernhard Martin, The nothing is our story.
Cory Arcangel, Donald Baechler, Mahmoud Bakhshi, Jules de Balincourt, Stephan Balkenhol, Ali Banisadr, Georg Baselitz, Philippe Bradshaw, Marc Brandenburg, Lee Bul, Jean-Marc Bustamante, Francesco Clemente, Tony Cragg, Matali Crasset, Richard Deacon, Elger Esser, Harun Farocki, Sylvie Fleury, Gilbert & George, Antony Gormley, Lori Hersberger, Ilya & Emilia Kabakov, Alex Katz, Anselm Kiefer, Imi Knoebel, Terence Koh, Wolfgang Laib, Art & Language, Jonathan Lasker, Robert Longo, Liza Lou, Marcin Maciejowski, Robert Mapplethorpe, Bernhard Martin, Jason Martin, Farhad Moshiri, Nick Oberthaler, Jack Pierson, Rona Pondick, Marc Quinn, Arnulf Rainer, Daniel Richter, Gerwald Rockenschaub, Tom Sachs, Michael Sailstorfer, David Salle, Hubert Scheibl, Raqib Shaw, Andreas Slominski, Sturtevant, Philip Taaffe, Lee ufan, Sandra Vásquez de la Horra, Banks Violette, Not Vital, Andy Warhol, Lawrence Weiner, Erwin Wurm, Yan Pei-Ming