«Les Bons Sentiments», 19e PRIX FONDATION D'ENTREPRISE RICARD

«Les Bons Sentiments», 19e PRIX FONDATION D'ENTREPRISE RICARD

Du lundi 4 septembre 2017 au vendredi 10 novembre 2017

Une proposition de Anne-Claire Schmitz.

Artistes : Deborah Bowmann, Pauline Curnier Jardin, Lola Gonzàlez, Thomas Jeppe, Caroline Mesquita et Zin Taylor

 

Galerie photo de l'exposition - Diaporama

Vue de l'exposition «Les Bons Sentiments», 19ème Prix Fondation d'Entreprise Ricard.Proposal for Philippe Gaber, de Deborah BowmannPhotographie : Aurélien Mole / Fondation d'entreprise Ricard
Vue de l'exposition «Les Bons Sentiments», 19ème Prix Fondation d'Entreprise Ricard.Photographie : Aurélien Mole / Fondation d'entreprise Ricard
Vue de l'exposition «Les Bons Sentiments», 19ème Prix Fondation d'Entreprise Ricard. Photographie : Aurélien Mole / Fondation d'entreprise Ricard
Vue de l'exposition «Les Bons Sentiments», 19ème Prix Fondation d'Entreprise Ricard. Photographie : Aurélien Mole / Fondation d'entreprise Ricard
Vue de l'exposition «Les Bons Sentiments», 19ème Prix Fondation d'Entreprise Ricard. Photographie : Aurélien Mole / Fondation d'entreprise Ricard
Vue de l'exposition «Les Bons Sentiments», 19ème Prix Fondation d'Entreprise Ricard. Photographie : Aurélien Mole / Fondation d'entreprise Ricard
Vue de l'exposition «Les Bons Sentiments», 19ème Prix Fondation d'Entreprise Ricard. Photographie : Aurélien Mole / Fondation d'entreprise Ricard
Vue de l'exposition «Les Bons Sentiments», 19ème Prix Fondation d'Entreprise Ricard. Photographie : Aurélien Mole / Fondation d'entreprise Ricard

À l’occasion du 19ème Prix Fondation d’entreprise Ricard, l’exposition Les Bons Sentiments rassemble les six artistes nominés : Deborah Bowmann, Pauline Curnier Jardin, Lola Gonzàlez, Thomas Jeppe, Caroline Mesquita et Zin Taylor. Pour cette cohabitation temporaire, chacun a été invité à montrer un ensemble d’œuvres témoignant avec générosité des engagements et particularités constitutives de leur travail.

À l’origine, une intuition : se laisser guider, plus ou moins consciemment, par le pouvoir d’attraction de certaines pratiques artistiques, qui déploient toutes un agencement singulier de matières, d’idées et de procédés. Plutôt que de suivre une ligne esthétique ou discursive nette, l’exposition qui en découle, souhaite dégager un parfum et marquer le visiteur d’une attitude, une tonalité et un ressenti.

L’expression française « les bons sentiments » implique le plus souvent aujourd’hui des arrière-pensées ambivalentes. Son interprétation au second degré a pris le pas sur le sens premier : les « bons » sentiments le sont rarement. Ce va-et-vient entre une intention sincère et une réception d’emblée critique ou cynique est révélateur : notre relation à la bienveillance semble régie par la méfiance, jusqu’au réflexe.

À l’ère de la fameuse « post-vérité » et des faits alternatifs, il pourrait paraître quelque peu risqué, gênant, voire engagé de vouloir se confronter à la place du bon, du vrai et de l’honnête dans notre société. Pourtant, ces enjeux d’ordre moral sont de plus en plus débattus voire soulevés par les œuvres d’art contemporaines.

Sans tomber dans la naïveté ou abandonner leur regard aiguisé, de nombreux artistes privilégient l’expression d’un rapport au monde franc, décomplexé, et qui ose la célébration. Ce positionnement délaisse volontairement la critique distanciée et lui préfère d’autres types de relations, certes souvent plus troubles, mais qui n’hésitent pas à se confondre à l’objet désiré et analysé. Anne-Claire Schmitz, juillet 2017

 

Remise du 19ème Prix Fondation d'entreprise Ricard

Le Prix Fondation d'entreprise Ricard sera remis le 20 octobre prochain. Ce Prix est décerné par un jury de collectionneurs à un artiste émergent de la jeune scène artistique française. Il consiste en l'achat d'une œuvre au lauréat, qui est ensuite offerte au Centre Pompidou et présentée dans ses collections permanentes, ainsi qu’au financement d’un projet du lauréat à l’étranger.


Deborah Bowmann 
(Amaury Daurel, né en 1990 à Bordeaux, vit entre Bruxelles et Bordeaux et Victor Delestre, né en 1989 à Bordeaux, vit entre Bruxelles et Bordeaux)

Au croisement d’un espace d’exposition et d’une identité artistique, Deborah Bowmann est un projet initié par les artistes français Amaury Daurel et Victor Delestre. Ils se sont rencontrés à l’école des Beaux-Arts de Bordeaux et ont complété leur cursus avec des Masters chacun de leur côté : Amaury à la Glasglow School of Art et Victor au Dirty Art à Amsterdam où il a ouvert un squat avec d’autres étudiants. Amaury a rejoint Amsterdam en 2014 et c’est dans ce lieu que Deborah Bowmann a vu le jour. 

Depuis septembre 2015 la galerie Deborah Bowmann est installée à Bruxelles.

Il s’agit pour ces deux artistes de penser le magasin comme un contexte d’exposition original, mais aussi comme un médium – un espace, une idéologie et une économie à modeler tel un matériau.

Deborah Bowmann se développe en collaboration avec artistes et designers de différentes générations et présente ainsi des expositions qui se laissent envisager comme de véritables installations. Les formes et les objets présentés sont toujours dans une hésitation, un bégaiement entre fonction et décoration, sculpture et design. Entre parodie sérieuse et mise en œuvre d’un modèle économique autonome, les deux artistes s’approprient et fusionnent les espaces de la galerie d’art et de la corporation, à la croisée de l’artist run space et du grand magasin. 
(Source : Quotidien de l’art - mercredi 6 janvier 2016. Édition N°974 - 9 pages)

Plus d’informations : deborahbowmann.com


Pauline Curnier Jardin 
(née en 1980 à Marseille, vit et travaille à Amsterdam et à Berlin)

Pauline Curnier Jardin a étudié à Paris jusqu'en 2006 (à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris ainsi qu'à l'Ecole Nationale Supérieure d'Arts de Cergy) puis en Suède et en Allemagne (Goldrauschkunstlerinnen Projekt Stipendium à Berlin, M.F.A Sciences and Technics à l’unniversité de Linköpping).Elle vient d’achever sa résidence à la Rijksakademie Van Beeldende Kunsten en 2015-2016. Elle participe actuellement à la 57 ème Biennale de Venise curatée par Christine Macel et fût commissionnée l’année d’avant à la biennale Performa 15 – NYC. Elle sera en octobre l’une des 4 artistes à présenter un nouveau film pour Frieze Film at Frieze London, difffusé sur Channel 4. 

À partir d’une recherche sur sujet existant, réel ou immatériel qu’il soit un sentiment (la solitude), un personnage historique ou mythologique (Jeanne d’Arc, Bernadette Soubirous, Demeter), un lieu ou un contexte (la centrale nucléaire, le cirque, la Rennaissance) ou un objet (la grotte, la guerre, l'étang) elle écrit des histoires entières, complexes, et qui ont la volonté d’expliquer par un aménagement symbolique ou allégorique, à l’instar d’une épopée, un sujet fondamental (l’humain, le langage, l’amour, la mort).  

Après avoir exploré à ses débuts différentes formes élargies de narrations comme dans son opéra optique, son peep-show ethnographique ou encore ses films performés, Pauline Curnier Jardin se concentre aujourd’hui sur la création d’ultra narrations, de films ou de spectacles musicaux, bigarés et tragiques qui impliquent depuis 2011 la même troupe d’acteurs et la costumière et scénographe française Rachel Garcia. Elle co-fonde en 2007 le dada-femme recital Les Vraoums et collabore avec de nombreux scientifiques, écrivains, et musiciens. 

Elle est représentée par la galerie Ellen de Bruijne Projects, Amsterdam.

Plus d’informations : paulinecurnierjardin.net


Lola Gonzalez 
(née en 1988 à Angoulême, vit à Paris) 

Diplômée des Beaux-Arts de Lyon en 2012, elle est actuellement résidente du Pavillon Neuflize OBC, le laboratoire de création du Palais de Tokyo. Le Palais de Tokyo a présenté son travail à plusieurs reprises dans ses murs  - Festival DO DISTURB 2 (2016) ; exposition collective « All that Falls » (2014) – et dans le cadre de l’exposition hors les murs du Pavillon à Athènes, en parallèle de la Documenta 14 (« Prec(ar)ious collective », Grèce, 2017). Des expositions personnelles de son travail ont été organisées au Crédac, à Ivry-sur-Seine (France, 2017) et au centre d’art contemporain Passerelle, à Brest (France, 2016). On a également pu découvrir ses œuvres au sein de plusieurs expositions collectives, notamment au Centre Pompidou, dans le cadre du festival Hors Pistes (Paris, France, 2014) ; à l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne (France), dans le cadre de Rendez-vous/Biennale de Lyon 2015 ; au Kunstverein Sparkasse, à Leipzig (Allemagne, 2014) et à La Galerie de Noisy-le-Sec (France, 2014).
Elle est lauréate du Prix Meurice pour l'art contemporain 2016, et est représentée par la galerie Marcelle Alix, Paris.
 
Chaque film que fait Lola Gonzàlez invente celui d’après. L’ensemble dessine une obsession, comme un rêve qui n’en finit pas de revenir, nuit après nuit, et qui a son influence pendant le jour. L’apparente légèreté qui se dégage des premiers films « entre copains » s’est évaporée au profit d’un désir plus ouvert sur le monde. Comme un rituel magique, les films de Lola Gonzàlez s’ouvrent sur ces jeunes gens tournés vers l’extérieur, vers le paysage. Sont-ils capables d’y voir un signe qu’ils interprètent tous de la même façon ?

Plus d’informations : http://www.lola-gonzalez.com/


Thomas Jeppe 
(né en 1984 en Australie, vit à Paris) 

Thomas Jeppe, né en 1984 en Australie, est diplômé du Victorian College of Arts en arts visuels et de l’Université de Melbourne en Cultural Studies. 

À travers la peinture, la sculpture et l’édition, le travail de Thomas Jeppe s’intéresse à l’histoire sociale des productions culturelles. Sa pratique convoque souvent des communautés et des esthétiques vernaculaires, comme un geste envers une reconfiguration des interactions et des tentatives échouées pour formaliser une position théorique. La recherche et la reconstruction forment une grande partie de son travail, et alors qu’un fil conducteur critique y est toujours présent, chaque pièce est réglée selon une devise malléable chargée d’énergie, de curiosité et de propositions hyperboliques. 

Ses récentes expositions comprennent  : Asian Aquiline, Sketch London (2014); Lost in Connotation, Conradi Hamburg (2014); Picture Movement, Utopian Slumps Melbourne (2014); Chateau Plais, The Duck Berlin (2014); Canary Comfortable, Die Diele Zurich (2014); Compass Trouble, Curro & Poncho Guadalajara (2014); Abstract Journalism, 032c Workshop Berlin (2014); Spring Revue, Utopian Slumps Melbourne (2014); Driving Fast Nowhere, Polansky Prague (2013); Primavera, Museum of Contemporary Art Sydney (2013); Wet on Wet, Weingrüll Karlsruhe (2013). 

Après une résidence à la Cité Internationale des Arts de Paris en 2016, Thomas Jeppe est actuellement en résidence au DOC à Paris (espace de production artistique situé dans le quartier de Belleville).

(Source : sazmanab.org/)

Plus d’informations : www.thomasjeppe.com

 

Caroline Mesquita
(née en 1989 à Brest, vit à Paris)

Caroline Mesquita explore la vitalité et la complexité du comportement de groupe dans la plupart de ses installations sculpturales et travaux. La matière première fournit l'étincelle qui anime son engagement narratif avec des notions de religion, d'incarnation, de transformation, de sensualité et de sociabilité. Les travaux de Mesquita sont sombres, patinés et grossièrement texturés par un processus d'oxydation. Avec cette technique, Mesquita manipule le métal comme une forme de peinture. Ce qui était autrefois brillant, réfléchissant et brillant, est coupé, broyé, soudé, fondu et oxydé pour en révéler l’intérieur. Ces transformations matérielles fournissent un cadre pour une narration sur l'expérience humaine et les relations entre individus.

Elle a été diplômée de l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris en 2013, et a étudié à la Mountain School of Arts à Los Angeles au printemps 2014.

Ses récentes expositions personnelles se sont tenues à la Kunstverein Langenhagen, Allemagne ; Jupiter Artland, Edinburgh, Ecosse ; Les Bains-Douches, Alençon, France, 2014, et 1m3 à Lausanne, Suisse, 2013. Son travail a également été inclus dans diverses expositions de groupe, notamment Europe Europe à Astrup Fearnley Museet, Oslo, Norvège, 2014 ; The Space Between Us, Fahrenheit, Los Angeles, 2014 ; Memory Palaces à Carlier-Gebauer, Berlin, 2014 ; La Vie Matérielle, 15ème Prix Fondation d’entreprise Ricard, Paris, 2013 ; et Rob Pruitt’s Flea Market à La Monnaie de Paris, Paris, 2012.

Elle est représentée par les galeries Carlier Gebauer, Berlin et Union Pacific, Londres.

(Source : carliergebauer.com)

Plus d’informations : www.carolinemesquita.net


Zin Taylor 
(né en 1978 à Calgary - Canada, vit à Paris) 

Zin Taylor s'est fait connaître pour ses installations intégrant performance, sculpture, dessins, œuvres imprimées et vidéo. Son travail se développe essentiellement sur un mode narratif, sous la forme d'histoires qui empruntent autant à la culture populaire (en particulier aux scènes musicales underground) qu'à l'art contemporain. Partageant une fascination pour le langage avec de nombreux artistes de sa génération, Taylor examine les liens entre le mot et l'image à travers des publications ou des livres d'artiste qu'il publie généralement pour accompagner ses expositions. 

Il a obtenu son baccalauréat en Beaux-Arts à l’Alberta College of Art and Design en 2000. Il est aussi diplômé d’une maitrise en Art de l’Université de Guelph. 

L’artiste a été résident de la Cité Internationale des Arts de Paris. Jusqu’à la fin du mois de juin, il présente un projet dans La Vitrine de l’antenne du plateau à Paris (l’espace culturel et pédagogique du FRAC Ile-de-France), intitulé A dove on the beach: a piece of cloth to relax upon is a void to stage your thoughts.

Il est représenté par la galerie Supportico Lopez, Berlin.

Plus d’informations : www.zintaylor.com


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