Phoenix vs Babel

Phoenix vs Babel

Du lundi 1 décembre 2008 au samedi 10 janvier 2009

Une proposition de Patrice Joly.

Artistes : Saâdane Afif, Leonor Antunes, Robert Barta, Mladen Bizumic, Jean-Pascal Flavien, Mathew Hale, Timo Nasseri, Vittorio Santoro, Sophie-Thérèse Trenka-Dalton et Wolf Von Kries

 

Galerie photo de l'exposition - Diaporama

Vue de l'exposition "Phoenix vs Babel"
à gauche : Sophie-Therese Trenka-Dalton, "Lamassu", 2008, Peinture, palmier « phoenix », c-print contrecollé sur aluminum diam 115 cm, Installation aux dimensions variables, Courtesy Nice & Fit, Berlin
à droite : Saâdane Afif, "Pop (Babel)", 2008, Adhésif holographique, 3.5 x 148 cm, Courtesy Galerie Michel Rein, Paris
photo : Marc Domage
vue de l'exposition "Phoenix vs Babel", photo : Marc Domage
Vue de l'exposition "Phoenix vs Babel"
Arrière plan : Sophie-Therese Trenka-Dalton, "Lamassu", 2008, Peinture, palmier « phoenix », c-print contrecollé sur aluminum diam 115 cm, Installation aux dimensions variables, Courtesy Nice & Fit, Berlin
au mur à droite : Saâdane Afif, "Mekkatek", 2007, Tirage photographique noir et blanc sur papier baryté contre-collé sur alluminium, encadrement bois, verre anti-reflet, 90 x 60 cm, Courtesy Galerie Michel Rein, Paris
au premier plan : Leonor Antunes, "a part considered in relation to the whole", 2007
2 colonnes en bois, cuir, fil de pêche, fil à coudre, filet de pêche, lampe en bois, dimensions variables, courtesy Galerie Isabella Bortolozzi, Berlin
photo : Marc Domage
Vue de l'exposition "Phoenix vs Babel"
à gauche : Vittorio Santoro, "Fermer la boîte en carton...", August - November 2008 (folded to fit in my suitcase), 2008, Time based text work (3 mois) crayon sur papier, 169.5 x 160 cm, (Tanger 23 août - Paris 21 novembre 2008), courtesy Galerie Cortex Athtletico, Bordeaux
à droite : Wolf von Kries, "Descent into matter", 2006, bois, contreplaqué, sac poubelle en plastique, 80 x 100 x 100, courtesy de l'artiste
photo : Marc Domage
Vue de l'exposition "Phoenix vs Babel"
à gauche : Wolf von Kries, "Descent into matter", 2006, bois, contreplaqué, sac poubelle en plastique, 80 x 100 x 100, courtesy de l'artiste
à droite : Timo Nasseri, "Simorgh (Phoenix)", 2008, sculpture, technique mixte, 260 x 95 x 23 cm, courtesy: galerie schleicher+lange, Paris
photo : Marc Domage
Timo Nasseri, Simorgh ( Phoenix ), 2008, sculpture, mixed media, 260 x 95 x 23 cm, copyright: Timo Nasseri, courtesy galerie Schleicher+lange, Paris
Vue de l'exposition "Phoenix vs Babel"
Vittorio Santoro, "Untitled (Mask)", 2007, Installation audio, murs, peinture blanche, miroir sans teint, 3 tubes fluorescents, DXG 48 devise, lecteur MP3 intégré à un antique poste de radio, fichier audio (voix James Lord), planches de bois, coupure de presse, dimensions variables, Edition 3 ex +1 ex d'artiste, Courtesy Galerie Cortex Athtletico, Bordeaux
Vittorio Santoro, "Fermer la boîte en carton...", August - November 2008 (folded to fit in my suitcase), 2008, Time based text work (3 mois) crayon sur papier, 169.5 x 160 cm, (Tanger 23 août - Paris 21 novembre 2008), Courtesy Galerie Cortex Athtletico, Bordeaux
photo : Marc Domage
Vittorio Santoro, "Untitled (Mask)", 2007, Installation audio, murs, peinture blanche, miroir sans teint, 3 tubes fluorescents, DXG 48 devise, lecteur MP3 intégré à un antique poste de radio, fichier audio (voix James Lord), planches de bois, coupure de presse, Dimensions variables, Edition 3 ex +1 ex d'artiste, Vue de l'installation au Kunsthaus de Zürich, © Vittorio Santoro, courtesy Galerie Cortex Athtletico, Bordeaux

Phoenix vs Babel regroupe une dizaine d'artistes berlinois, d'origines diverses. Phoenix vs Babel prend acte de la diversité culturelle de la capitale allemande, de ce phénomène exceptionnel qui fait de Berlin une sorte de nouvelle Babylone où se côtoient les artistes du monde entier dans des conditions rarement apparues dans l'histoire.

 

A l'inverse du mythe de Babel où les constructeurs de la fameuse tour furent punis pour avoir tenté de se rapprocher de Dieu et surtout de créer les conditions d'une harmonie terrestre, Phoenix vs Babel revisite le mythe en s'interrogeant sur les conditions de possibilité d'une telle entente. Le mythe du Phoenix est un mythe quasiment universel, présent dans la majorité des cultures et des traditions humaines, il représente la part inaltérable de la création et de l'inventivité humaine, au-delà de ses nombreux autres aspects symboliques. Ici il agit en contrepoint de son pendant dévastateur, celui de Babel aux conséquences dramatiques pour le développement de l'humanité. Le Phoenix sera ici utilisé dans sa dimension symbolique de renaissance et de persistance d'éléments culturels forts.

Au delà de ces considérations mythiques et symboliques, Phoenix vs Babel cherche à faire émerger des stratégies "douces" de résistance à une production standardisée tout en observant les itinéraires des signes et des créations individuelles à travers leurs mutations et leurs diverses apparitions historiques.

Il cherche également à montrer comment des artistes étrangers vivant dans une métropole cosmopolite telle que Berlin ne perdent rien de leur culture d'origine, savent s'en imprégner pour la restituer tout en lui redonnant du sens. En s'attachant à repérer et à mettre en lumière la rémanence de signes culturels forts, capables de traverser l'histoire et la géographie et de braver les modes artistiques, Phoenix vs Babel cherche aussi à savoir comment les pratiques de l'art contemporain - capables de mixer les époques et les genres mais aussi d'isoler des instants - créent de la singularité sans forcément créer de la confusion ou du chaos

 

Visitez l'exposition avec Tribeca TV

 

CRITIQUES

www.paris-art.com : lire le texte de Céline Piettre