Charlemagne
Palestine

Le 15 mai 2017 à 19:00
Intervenant(s)
Charlemagne Palestine
Marie Canet
Programmé par
  • Le 15 mai 2017 à 19:00
  • 12 rue Boissy d'Anglas
    1er étage
    0153308800
    Fondation d'entreprise Ricard
  • Tous les mercredis à 12h30 et samedi à 12h30 et 16h
    Visites
    commentées
  • Concorde (lignes 1, 8, 12) et Madeleine (lignes 8, 12, 14)
    Métro
  • Concorde et Madeleine
    Parking
Charlemagne Palestine

Intervenant(s)

Charlemagne Palestine
Marie Canet

Programmé par

Cet ouvrage est essai biographique explorant les origines et les influences de Charlemagne Palestine, ainsi que les thèmes liés à sa vie et à sa pratique artistique – spiritualité, musique, performance, avant-gardisme – tout en livrant une véritable analyse technique et théorique de ses principaux travaux. L’étude est suivie d’un entretien savoureux avec l’artiste, offrant un savant équilibre entre anecdotes personnelles et réflexions de fond.

Depuis les années 1970, l’artiste multi-média, compositeur-interprète, soliste et vocaliste Charlemagne Palestine propose des créations intenses et ritualistes, allant à l’encontre des préconceptions sur la beauté et le sens supposés de la musique. Bien que ses premiers travaux aient été des compositions pour carillon et drones électroniques, il est surtout reconnu aujourd’hui pour ses œuvres au piano. Les performances de Charlemagne Palestine sont fortement ritualisées : entouré d’animaux empaillés, il fume un grand nombre de kretek (cigarettes indonésiennes aux clous de girofle) et boit du cognac.

Extrait de l’ouvrage :

Né à Brooklyn en 1947 sous le nom de Chaïm Moshe Palestine, Charlemagne Palestine rejoint enfant la chorale juive de Stanley Sapir pour diminuer les effets de son bégaiement par le chant. Elevé dans une famille originaire d’Odessa, il est partagé entre une éducation spirituelle traditionnelle et son goût pour toutes les formes artistiques expérimentales. Sa pratique du chant, du carillon, de l’orgue puis du piano, lui permet de développer, dès les années 1970, une relation physique et vibratoire à l’espace. Ses expériences performatives opèrent par l’activation des lieux, des machines et organismes avec lesquels il dialogue. Cet état de mise en transe de son corps et de celui des autres (peluches, machines, audience) participe de la construction d’une communauté événementielle.
« Meshugga » est un terme yiddish revendiqué par Charlemagne Palestine pour qualifier la démarche et l’esthétique de son travail. Il fait référence aux expositions récentes de l’artiste (en 2015 à la Kunsthalle de Vienne, en 2016 au Witte de With) dont les titres, «GesammttkkunnsttMeshuggahhLaandtttt», judaïsent l’idée d’œuvre d’art totale wagnérienne. La répétition de lettres, qui rend difficile l’articulation déjà complexe du titre, est un strumming en soit, une frappe de la langue.

Marie Canet, 2017

Galerie photos de l‘exposition