Comment
dire ?

Le 19 novembre 2015 à 19:00
Intervenant(s)
François Curlet
Xavier Boussiron
Programmé par
  • Le 19 novembre 2015 à 19:00
  • 12 rue Boissy d'Anglas
    1er étage
    0153308800
    Fondation d'entreprise Ricard
  • Tous les mercredis à 12h30 et samedi à 12h30 et 16h
    Visites
    commentées
  • Concorde (lignes 1, 8, 12) et Madeleine (lignes 8, 12, 14)
    Métro
  • Concorde et Madeleine
    Parking
Comment dire ?

Intervenant(s)

François Curlet
Xavier Boussiron

Programmé par

Comme nous en avons eu la démonstration à l’occasion de la rétrospective de l’artiste au Palais de Tokyo (Fugu, 2013), l’œuvre de François Curlet se partage entre ambitieux et déroutants projets cinématographiques et objets divers (le plus souvent fruits du détournement) et non moins déroutants. Dans sa façon de raccorder des réalités a priori peu compatibles, son art post-conceptuel semble débarqué d’ailleurs.

S’inspirer d’une planche du test de Rorschach pour y découper des portes de saloon, par exemple, c’est rabattre l’imaginaire et le fantasme sur l’ivresse ordinaire. Ailleurs, les logos des marques du hard discount servent de motifs à des reliefs en bois de récupération (Vintage Discounter, 2012). Ainsi, l’art concret et l’art conceptuel semblent se donner la main pour définir une économie de l’art en tant de crise; les marqueurs visuels de la dèche définissant une gamme d’œuvre d’art un peu brut, un peu pop. Glaçant ou grinçant? Ailleurs encore, une affiche de mai ‘68 contestant le contrôle exercé sur la télé et dont un artiste (Curlet ou son double?) s’empare sans vergogne en le collant sur la boîte en carton d’écran plasma (Placenta, 2012). Peut-être s’agit-il de définir un nouveau confort de la vision qui réunirait téléspectateurs et public de l’art ou bien de nous inviter à réfléchir à tout ce qui peut se recycler à travers le tri sélectif des idées et des attitudes. L’art de Curlet, c’est une pointe de franchouillardise et/ou de belgitude qui s’invite dans l’art critique, une façon de raboter l’aura de l’œuvre, et de déjouer la fascination, mais aussi un oscillement entre aphorismes visuels et détachement. L’Arte concettuale spaghetti, ce néon très coloré plutôt qu’un programme, ou qu’un clin d’œil, apparaît comme une figure joyeuse de l’épuisement.

Galerie photos de l‘exposition